EXPLORER 2 M | GIN | 3.9kg | Tenerife

Eric Laforge PTV 93 kg, flights early March 2022 to Taucho and Ifonche, Tenerife (Canary Islands, Spain)

Des vacances au chaud avec un peu de temps pour analyser une excellente voile B + et pour écrire!

Unpacking and discovery

The canopy is compact, with few Nitinol (Nickel titanium) rods. Unsurprisingly, the finishes are perfect. The materials are among the best currently available:

  • EDELRID unsheathed for the widely sized lines (230 to 360 kg of resistance!). For the main lines, the loops connected to the links are provided with a reinforcing sheath.
  • PORCHER for fabric (Skytex 27 g/m2 throughout, except 32 g/m2 at leading edge). This fabric can be easily repaired with adhesive fabric (ripair cloth) and we can easily stick a registration number or a sponsor’s marking! This is not possible with all fabrics.

The narrow webbing risers are very neat and quite rigid to facilitate handling during untangling and takeoff. Dyneema halyard risers are available as an option.

Although the paraglider is clearly a light version, the risers are equipped with links, which is very convenient for maintenance (replacement of lines and corrections of trimming). The difference in weight of links/textile connectors is less than 50 g.

The handles are real, comfortable handles equipped with an effective magnet to hang them on the risers. Only one regret: these handles are devoid of swivels, but it is possible to add them easily!

The line system is simple. The untangling is completely standard.

Takeoff and flight

As with all light canopies, the inflation is facilitated by the lightness of the fabric. Everything happens in the best way.

The EXPLORER 2 is well reactive with a long brake stroke. The brakes are very light and I don’t feel any fatigue, even in disorganised and sometimes very powerful thermals (5.9 m/s instantaneously) that constantly require corrections. The wing is placed exactly where I want it without having to force the brake or act like an acrobat in the harness. Steering is instinctive, as the reactions to the command are immediate, obvious and calm at the same time. I fly near the slope without being afraid not to turn around in the turns. The wing also accepts very well to fly slowly to make the most of the weak ascendances.

Les élévateurs sont munis de barrettes pour « piloter aux arrières ». Fixées aux C, ces poignées agissent aussi à 50 % sur les B grâce à un mouflage. L’effet est très direct: on peut même faire des 360! Mais, c’est un peu dur… C’est un vrai pilotage par l’incidence, ce qui est particulièrement indiqué pour corriger une trajectoire lors de transitions, accélérées ou pas.

L’accélérateur est efficace et facile à utiliser. Cependant, même avec des réglages soignés, j’ai de la peine à accélérer à fond avec mes petites jambes. Il me manque quelques cm. Je vais étudier la possibilité de modifier le mouflage de l’accélérateur en fin de course pour passer d’un rapport de mouflage de 1-3 à 1-2, avec une petite boule de butée, comme le font d’autres fabricants…

Ayant atteint la base des nuages à plus de 1400 m, je pars en direction du Roque del Conde (1001 m) qui ressemble à Table Mountain près de Cape Town. J’accélère presque à fond (voir plus haut) et je mets les poignées sur les aimants pour manipuler mon appareil photo. La voile est très solide et vole comme sur des rails. Laissée à elle-même, la voile oscille légèrement dans la masse d’air pourtant bien animée. Les freins toujours rangés sur les aimants, je monte à 2 m/s par moment en fuyant les nuages qui veulent m’avaler.

À Tenerife, il faut bien connaître des manœuvres de descente rapide. Avec l’EXPLORER 2, comme avec (tous?) les autres modèles, le vol accéléré avec les oreilles fermées fonctionne très bien. C’est bien plus confortable que des 360 et en plus, en descendant, on s’échappe de la zone qui nous aspire.

Alors, elle ne ferme pas l’EXPLORER 2 ? Ben si. Comme tous les parapentes!

Quand le cisaillement est trop important et la réaction du pilote trop tardive ou inexistante, ça ferme! La question importante est de savoir comme ça se passe…

Quand un bout d’aile sort du thermique, le bout d’aile se replie. C’est comme un clignotant qui indique qu’il faut recentrer le thermique en tournant plus de l’autre côté. À chaque fois, le bout d’aile se réouvre seul et gentiment. La souplesse du tissu light aide au calme de ce comportement.

Les grandes améliorations apportées par les fabricants aussi. Tous les modèles de toutes les marques ont fait d’énormes progrès de comportement ces dernières années.

Et les grandes fermetures?

Cela fait longtemps que je les ai testées en les provoquant. Je ne peux pas être à l’aise sous une aile avant d’avoir pu faire cela. Je sais donc déjà que c’est très calme. La fermeture ne claque pas et ça se réouvre tranquillement presque sans changement de cap.

À Tenerife, j’ai pu tester « la vraie vie ». Arrivé à la base des nuages, en sortie d’un fort thermique, la voile s’est soudainement fermée à plus de 50% du bord d’attaque à environ 45 degrés (comme pour l’homologation). Le cisaillement entre la forte ascendance et la masse d’air descendante environnante m’a surpris. J’ai immédiatement regardé la voile sans agir (pour pouvoir vous décrire la fermeture!). La voile a pratiquement gardé son cap et s’est réouverte progressivement sans mon aide. Exactement comme lors de fermetures provoquées. C’est très rassurant.

Attention au surpilotage !


Il est inutile et dangereux de trop « contrer la fermeture » si la voile ne change pas de cap
(et c’est quasiment toujours le cas avec un modèle récent)!

Cela ralentit la voile, la rapprochant de la vitesse de décrochage, vu que l’autre côté crée une grosse trainée en étant replié.

Ne pas se laisser tomber dans la sellette est le plus souvent suffisant pour voler droit!

Remarque sur les tests de fermetures à l’homologation

Le résultat des tests de fermetures indique le changement de direction causé par une fermeture à 50 % (la moitié de l’envergure) et à 75 % avec un angle de 45°.

Le pilote test ne doit pas influencer le résultat. Il n’agit pas du tout sur les commandes et il se laisse aller dans la sellette: c’est assez pénalisant. C’est surtout reproductible pour que les résultats d’homologation soient fiables.

Ces tests se font en air calme, ce qui ne favorise pas une réouverture rapide de la voile.

La performance?

Je ne suis pas fort pour juger des performances, mais lors de vols en groupe, les comparaisons de vitesse et de finesse sont bien flatteuses pour l’EXPLORER 2, même comparée à des EN-C!

Landing and packing

As for takeoff, everything happens in the best way, without surprise. There is only the long brake race that does not allow (with my little arms) to break the speed well just before putting my feet on the ground. I advise a ” turn of the brake “just before placing your feet on the ground.

More info on a landing technique > HERE

Un pliage « à l’ancienne » de l’EXPLORER 2 convient très bien, ce qui réjouira tous les pilotes (nouveaux ou pas) habitués à des voiles simples. Les joncs en Nitinol (Nickel titanium) reprennent leur forme sans problème. Pour rendre la voile encore plus compacte, on peut empiler soigneusement les bords d’attaque des nervures. L’EXPLORER 2 est livrée avec un sac interne classique.

Whatever the method, the canopy is advantageously housed in a folding bag (optional!). We find this much more practical than the classic internal bag. We really like the GIN COMPRESS. Size 3.0 fits M and L, 2.7 fits S, XS and XXS.

GPS flight traces

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