Eric Laforge PTV 93 kg, flight 27 April 2022 in Curnaux (Villars-sur-Ollon)
Finally the test flight of the first EN-C paraglider with 2-line suspension!
Unpacking and discovery
The VOLT 4 is very compact, with rods from the leading edge till about 40 cm from the trailing edge, all made of Nitinol (Nickel titanium) which can neither break nor deform.
3 kg and 730 g of technological prowess!
As with the UFO 2 that impressed us, the finishes are perfect. The materials are among the best available currently:
- EDELRID non gainé pour les suspentes largement dimensionnées (190 à 360 kg de résistance !). Pour les suspentes principales, les boucles connectées aux maillons sont munies d’une gaine de renfort.
- PORCHER pour le tissu. C’est du Skytex 27 g/m² partout. Ce tissu peut être réparé aisément avec du tissu adhésivé (Rip-Stop) et on peut facilement lui coller un numéro d’immatriculation ou un marquage d’un sponsor! Cela n’est pas possible avec tous les tissus.
Un détail m’a marqué, c’est ce qu’AIR DESIGN nomme le bord de fuite « Razor Edge ». Les « mini-ribs » sont de courtes nervures ajoutées au milieu de chaque caisson pour affiner le bord de fuite. Sur la VOLT 4, les “mini-ribs” sont habilement montés avec des coutures internes pour obtenir un état de surface encore plus propre. J’avais vu cela pour la première fois avec la LEAF de SUPAIR créée par Pierre-Yves Alloix. Je suis vraiment étonné que cette géniale idée n’ait pas été reprise plus largement…
Sur notre voile démo, les élévateurs sont en drisse Dyneema, mais c’est des élévateurs en sangle Aramide de 12 mm qui sont livrés en standard.
Les élévateurs light en Dyneema sont équipés de maillons, ce qui est bien pratique pour l’entretien (remplacement de suspentes et corrections de calage). La différence de poids maillons/ connecteurs textiles est de moins de 50 g.
Les poignées sont des vraies, bien confortables. Elles sont classiquement munies d’une pression pour les accrocher aux élévateurs. Un seul regret (le même avec la plupart des voiles light): les poignées livrées avec les élévateurs Dyneema sont dépourvues d’émerillon, mais nous les ajoutons facilement!
Avec les élévateurs en sangle livrés en standard, les poignées sont munies d’émerillons.
Le suspentage est simple (c’est 2 lignes !). Les suspentes de frein et les D hautes sont extrêmement fines: on dirait du fil dentaire ! Le démêlage est tout de même parfaitement standard.
Décollage et vol
Comme pour toutes les voiles light, le gonflage est facilité par la légèreté du tissu. Tout se passe de la meilleure des façons.
Les élévateurs sont munis de barrettes pour « piloter aux arrières ». Fixées aux élévateurs arrière, ces poignées agissent ainsi directement sur l’arrière du profil et cela sur toute l’envergure. Le pilotage aux barrettes est efficace et assez léger.
Les conditions sont fortes en ce milieu de journée. Ça tape plus que ça monte, mais je me sens bien à l’aise avec cette VOLT 4. J’enroule à proximité des arbres, juste à la sortie du décollage. LA confiance est immédiate. Mon sentiment est que l’aile est docile, précise et douce à la fois. Je confirmerai cela par de plus longs vols. Je dois abréger ma balade, car des clients m’attendent à l’atterrissage… J’en profite pour accélérer à fond avec et sans oreilles. Je fais quelques 360, puis un atterrissage parfait.
Méthodes de descente rapide
Sans surprise, la “descente aux B” est proscrite dans le manuel d’utilisation . Il faut dire qu’il n’y a pas de B !!!!
En revanche, ma méthode favorite, qui est de “faire les oreilles” et accélérer est conseillée. Elle a même été testée lors de l’homologation. Les “oreilles” sont faciles à faire. Les suspentes A des bouts d’aile ne sont pas dédoublées comme au centre (le système 2-lignes !), ainsi en tirant sur la suspente basse A extérieure, on modifie l’angle d’incidence, ce qui finit par provoquer la fermeture d’environ 25 % de l’envergure.
Alors, elle ne ferme pas la VOLT 4? Ben si. Comme tous les parapentes!
Rappel valable pour tous les parapentes, même les parapentes-écoles EN-A.
Quand le cisaillement est trop important et la réaction du pilote trop tardive ou inexistante, ça ferme! La question importante est de savoir comme ça se passe…
Quand un bout d’aile sort du thermique, le bout d’aile se replie. C’est comme un clignotant qui indique qu’il faut recentrer le thermique en tournant plus de l’autre côté. Normalement, le bout d’aile se réouvre seul et gentiment. Au besoin, on peut aider avec une action ample sur le frein avec une petite pause pour laisser le temps à la réouverture de se propager (il est inefficace de secouer nerveusement la commande !).
Comme d’habitude, la souplesse du tissu light aide au calme de ce comportement. Les grandes améliorations apportées par les fabricants aussi. Tous les modèles de toutes les marques ont fait d’énormes progrès de comportement ces dernières années.
Les petites fermetures?
En ne faisant qu’une seule “oreille”, on obtient une petite fermeture (c’est fou !). La voile garde calmement son cap sans aucune action de ma part.
La VOLT 4 a même curieusement tendance à vouloir tourner légèrement du côté ouvert!
Et les grandes fermetures?
Avec chaque parapente que je teste, je provoque des fermetures. Je ne peux pas être à l’aise sous une aile avant d’avoir pu faire cela.
Avec une “2-lignes”, quand on tire sur les suspentes A, au début, rien ne se passe, car l’angle d’incidence ne change pas (on se hisse simplement vers le bord d’attaque). Si on insiste, au bout d’un moment, au gré des balancements et des turbulences, il peut tout de même arriver que ça ferme, mais de façon incontrôlée et potentiellement violente… (un ami s’est retrouvé à l’eau avec une EN-D 2 lignes, lors d’un SIV de cette façon).
Pour de prochains vols, je vais donc installer des suspentes supplémentaires pour avoir la maitrise de l’amplitude des fermetures que je vais provoquer, exactement comme pour les tests d’homologation. Et j’obtiendrai les mêmes résultats que l’homologation !
Attention au surpilotage !
Il est inutile et dangereux de trop « contrer la fermeture » si la voile ne change pas de cap (et c’est quasiment toujours le cas avec un modèle récent)!
Cela ralentit la voile, la rapprochant de la vitesse de décrochage, vu que l’autre côté crée une grosse trainée en étant replié.
Ne pas se laisser tomber dans la sellette est le plus souvent suffisant pour voler droit!
La performance?
Je ne suis pas fort pour juger des performances…
Et la vitesse à fond d’accélérateur?
Mesurée par le pilote Harald Buntz lors des tests d’homologation à Bassano (Italie), c’est 52 km/h à la charge maximale. C’est moins que la BGD CURE 2 mesurée à 64 km/h, mais ce qui semble très intéressant, c’est que le comportement de la VOLT 4 en fermeture à vitesse maximale est calme et même meilleur que lorsque la voile n’est pas accélérée. Étonnant!
The certification report >> HERE
Landing and packing
As for takeoff, everything happens in the best way, without surprise.
More info on a landing technique >> HERE
The VOLT 4 is delivered with the internal AirPack 50/50 bag, a specialty of AIR DESIGN. I worry much more about having to use this bag than flying with a delicate prototype!!!
Like all paragliders, the VOLT 4 is advantageously housed in a folding bag (optional!). We find this much more practical than the classic internal bag (and that the AirPack 50/50!). We really like GIN COMPRESS. Size 3.0 fits M and ML, 2.7 fits S, XS and XXS.
